Nice Code – Ultimate édition

mai 1 | Art / Culture

Septembre 2014 – mai 2015 : rédactrice, journaliste pigiste

> Publi-rédactionnels, interviews, portraits et flâneries poétiques. Ecriture de la totalité du livre.

Nice Code édition 2015-16. Guide/livre artistique luxueux mettant en exergue à travers des balades thématiques les meilleures adresses niçoises (430 pages).

« Plus qu’un guide, plus qu’un itinéraire, contemplez Nice sous un angle inspiré. Un rêve esthétisé où les plus belles adresses composent l’harmonie de cette ville magique. Entre flâneries et regards artistiques, musées et galeries, gastronomies et gourmandises, soirées enivrées, shopping, décoration, antiquités, bien-être et farniente… La capitale de la Baie des Anges vous invite à découvrir son exaltante identité ».
> www.les-editions-tendance.com

.

BLUE LINES – PROMENADE DES ANGLAIS

Nuancier de bleus célestes, ses couleurs profondes tracent la ligne d’horizon. Les sens ne cessent d’être subjugués par ses teintes irréelles et par le silence d’une beauté éthérée. De l’aube au crépuscule, le regard ne peut être détourné. Il vogue vers l’infini. à l’ombre des parasols, sur les gris galets, c’est happé par la magie de son enchantement que l’on succombe au songe de l’azur. Au réveil, la douceur du matin se mêle à la rosée salée dans une quiétude éternelle.

Lovée dans sa baie angélique, la Promenade étire son arc entre pigments contrastés, multiples courbes et lignes bercées de bleus céruléens. Flâneries, instants sportifs et moments de détente sont autant d’excuses pour profiter de ses teintes adulées par les niçois et hôtes cosmopolites. En rythme, polis par les ressacs dans un ballet éternel, les galets composent un tango avec la Méditerranée. Calmement, l’harmonie de cette valse divine oscille au gré des quatre saisons.

Emotion du passé. Bord de mer mythique des hivernants britanniques de la Belle-Epoque, la Prom’ conserve la mémoire de son histoire. Sa silhouette est parfois chimérique. Le fameux ponton n’est pas le vestige de la Jetée Promenade, mais l’ancien embarcadère du Gallus. Ainsi, devant le mirage d’une ruine fastueuse, cette Promenade légendaire continue de nouer son destin : elle ambitionne, au titre de “Capitale d’hiver”, son inscription au patrimoine mondial de l’Unesco.

Photos © Alexandre Dalivoust
Texte © Julie Baquet

.

NICE – LE PORT

L’invitation au voyage. Jadis insolite caravelle de ciment, l’actuel plongeoir est jalousement gardé par ses protecteurs. Bercés par la houle, les noirs cormorans veillent sur les sauts des anges. Ils sont la promesse d’une flânerie au vent salé le long d’un littoral qui conserve un état sauvage.

L’horizon harmonise cette parenthèse pittoresque serpentée entre maisons suspendues et falaises. A tire d’aile, les mouettes scandent de leurs cris aigus l’irrépressible tentation de prendre le large. Le temps suspend son vol sur le chemin du phare. Un paradis où le parfum iodé et les bleus changeants de la mer adoucissent le vague à l’âme. « Là, tout n’est qu’ordre et beauté, luxe, calme et volupté ».
Fidèle gardien des embarcations amarrées, l’oiseau de mer contemple ce ravissant port nommé Lympia. A l’image d’une aquarelle vivante, les façades ocre se reflètent à l’infini et incitent à jeter l’ancre. Tandis que les yachts s’accolent aux typiques barques de bois colorées appelées pointus, les sirènes d’un bateau vers l’île de beauté résonnent. L’invitation au voyage devient alors irrésistible.

Photos © Alexandre Dalivoust
Texte © Julie Baquet

.

MUSEE DES BEAUX ARTS JULES CHERET

Les Beaux-Arts dans un écrin d’apparat. Plus de 600 œuvres du XIIIe au XXe défilent de salle en salle chacune majestueuse. Entendre craquer le parquet de cette somptueuse villa d’inspiration Renaissance Italienne et se laisser bercer par les peintures et sculptures précieusement conservées. Découvrir l’ancien jardin d’hiver sous sa verrière et emprunter l’escalier monumental pour s’émerveiller notamment devant les lumineuses couleurs de Jules Chéret.

Photos © Alexandre Dalivoust
Texte © Julie Baquet

.

CARTE BLANCHE À ANTHONY MIRIAL

Superposition anatomique

Mirifique, le photographe Anthony Mirial magnifie le clair-obscur. L’empreinte artistique de cet enfant du pays s’exalte à la lumière christique des néons jaunâtres des parkings. Entre passé et présent, modernité et classicisme, les images anciennes de sa Nice natale se juxtaposent à la beauté transcendée des corps nus. Reflet des rencontres et des lieux qui ont jalonné la vie de l’artiste, Mirial humanise divinement l’histoire de sa ville à travers des fragments d’architecture à fleur de peau.

Photos © Anthony Mirial
Texte © Julie Baquet

.

BALADE VIEUX-NICE

Ocres, safrans et cuivres patinés, la vieille ville esquisse un camaïeu lumineux. Ses carnations ambrées trompent l’œil et le ciel montre son visage au détour des allées. Quartier authentique et pittoresque, il chuchote au hasard de curieuses pérégrinations les secrets de son histoire. Rossetti, Droite, Abbaye, Barillerie, Préfecture, Benoît Bunico… les rues étroites défilent dans un souk et son cœur généreux bat aux couleurs des saveurs gorgées de soleil du marché Saleya.

Trésors sacrés, églises, cathédrales et chapelles exhibent leurs rutilances dorées. Sainte-Rita, Gésu, Sainte-Croix… Un chapelet d’édifices religieux foisonne. Miséricorde et Sainte-Réparate sont les témoins du joyau de l’art baroque niçois du XVIIe au XIXe siècle. Les mirettes idolâtrent ces chefs d’œuvres aux beautés énigmatiques. Une richesse décorative où colonnes, pilastres, fresques, symboles et icones révèlent avec passion leurs secrets divins. L’Eden n’est pas loin…

Photos © Alexandre Dalivoust
Texte © Julie Baquet

.

 

 

Autres articles

« »